“Ça ne se dit pas!”, me disait ma maman.
“Toutes les vérités ne sont pas bonnes a dire“, me disaient mes professeurs.
“il faut dire le Emeth (la vérité)…à concurrence du Shalom (la paix)”, me disaient mes “rabbanim”.
“Ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant” (et encore mieux en l’écrivant!), dit-on dans les affaires.
Mais enfin, de quoi parle-t-on?
Y-a-t-il deux langages?
Un dévoilé et un caché?
“Echat bape veechad balev?” (celui de la bouche et celui du coeur).
Un que l’on proclame et qui est “politiquement correct”, l’autre que l’on tait et qui est gênant, problématique ou mal à propos.
_ “Baruch omer veossé” (Béni soit Celui qui dit et qui le réalise), ou en d’autres termes:
_ “Daber muat veossé arbe” (Parle peu et agit beaucoup).
Parlons-nous trop ou alors parlons-nous pour ne rien dire?
Beaucoup d’expressions, de locutions voire de proverbes qui ont tous un point commun: trop de communication (de mauvaise qualité) tue la communication!
De quoi parlons-nous et surtout comment le faisons nous?
C’est la question cruciale de notre epoque ou le clivage ne se fait plus qu’entre les “have” ( les nantis) et les “have not” ( les pauvres), mais aussi et surtout entre les “plugged” (les branchés) et les “unplugged” (les débranchés).
A l’heure du multi-compartimentage:
- des générations entre elles;
- des hommes et des femmes;
- des religieux et des laïcs;
- des riches et des pauvres;
- des “sachants” et des ignorants;
- des ascendants et des consentants (lire “Tool Box”)…
Il est tant d’instaurer un franc parler: dire ce que l’on pense (et pensez ce que l’on dit) une fois pour toutes!
“Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément”, nous disait mon professeur de Français en classe de sixième”.
Il disait aussi que nous passons notre temps à nous répéter, et ce à trois reprises et la meilleure preuve en est la construction d’une dissertation:
_ “l’introduction, c’est dire ce que l’on va dire”,
_ “le developpement, c’est le dire”,
_ “la conclusion, c’est dire que l’on a dit”.
Pour éviter les interdits, les non-dits, les sous-entendus et le qu’en dira-t-on, choisissons l’assertivité http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/CNV-(2).html
Définition de l’assertivité :
L’assertivité, c’est l’« affirmation de soi positive constructive et responsable, intelligente, adulte », c’est savoir s’affirmer sans agressivité :
c’est la base de la « communication non violente » (CNV).
Etre assertif, c’est savoir défendre ses droits tout en respectant ceux des autres.
L’assertivité permet de mieux s’intégrer au groupe, de faire évoluer les choses « dans l’intérêt et le respect de soi, mais aussi d’ autrui » : c’est la façon optimale de s’affirmer et d’exprimer sa personnalité (réduction des conflits… et du stress !).
Comment reconnaître l’assertivité ?
« Savoir dire non, savoir demander, oser s’exprimer… Une attitude, si elle est vraiment assertive, rapporte toujours un bénéfice. Surtout, on ne la regrette pas, quel qu’en soit le résultat. »
Elle suppose :
- humilité (en tant que ”force tranquille”) : « Je suis humain, je peux donc me tromper, je l’accepte et j’apprends de mes erreurs que je reconnais »,
- sens de la mesure, de la réplique (équilibre émotionnel), du dialogue, de la négociation et du savoir-faire (s’entraîner !…).
Elle exige :
- savoir critiquer (sans mépris ), savoir recevoir la critique ( calme, estime de soi, humour bienveillant, …),
- savoir exprimer clairement ses besoins… et comprendre ceux des autres,
- savoir se faire respecter sans heurter ni blesser ( autorité, tact…)
- pouvoir communiquer sans s’imposer ni s’effacer (« j’ai des choses à dire et je les exprime »),
- savoir communiquer de façon positive et responsable,
- savoir exposer son opinion de façon claire et précise (sans faux-fuyant), de manière directe mais non agressive.
- ne pas se laisser envahir par la peur de dire ou inversement par la colère,
- savoir sortir des jeux de pouvoirs,
- être respectueux et respectable, savoir développer la réciprocité,
- écouter ses émotions et sentiments, apprendre à les exprimer, reconnaître émotions et sentiments de son interlocuteur (empathie), etc…
En résumé, l’assertivité est une attitude à la fois d’affirmation de soi et de respect d’autrui.
Il s’agit d’assurer le respect d’autrui et celui de soi-même, l’affirmation de soi et l’humilité, la capacité à dire, autant que celle à entendre.
L’assertivité est l’attitude dans laquelle le partage de points de vue différents devient possible sans conflits.
Quant à la communication non violente (CNV) bienveillante ou assertive, c’est une méthode qui permet la communication respectueuse de soi et de l’autre, qui permet d’accroître la qualité de la relation et la compréhension mutuelle : il s’agit d’un processus complexe à utiliser avec discernement (il peut parfois être légitime et plus efficace de choisir la passivité ou l’agressivité).
Apprendre le comportement assertif (force tranquille) peut nécessiter chez certains un gros travail sur eux-mêmes .
Alors soyons clairs et exprimons-nous quand il le faut, de façon assertive, non violente et avec respect envers notre prochain, c’est la meilleure soluSion pour être et rester en forme a Sion…
C’est assez clair!