Publié par : didier1 | 14 février 2008

Zen

Se simplifier la vie, c’est tout un art!

Simplifier sa vie, c’est l’enrichir contrairement a ce que prône notre société de consommation.

“Less for more”, le principe du “moins pour plus” peut s’appliquer dans tous les domaines:

- épurez votre intérieur;

- videz vos armoires;

- abandonnez vos achats compulsifs;

- mangez plus frugal;

- prenez soin de votre corps et de votre esprit.

Élégance, bien-être et mieux-vivre, telles sont les promesses d’une existence plus zen.

Se sentir en harmonie avec soi-même et par conséquent avec les autres sont la clé de l’équilibre et du bonheur.

Tout un programme!

Dominique Loreau vit au Japon depuis 26 ans et enseigne le français. Elle a intégré la façon de penser des japonais: accepter la vie telle qu’elle se présente sans chercher a tout expliquer, analyser, “disséquer”. Bref, “vivre zen”!

A fréquenter ce pays, elle a découvert que la simplicité est une valeur positive et enrichissante. C’est l’aboutissement d’une lente métamorphose, le désir de plus en plus prégnant de vivre avec moins, mais dans plus de fluidité, de liberté et de légèreté.

Dans plus de raffinement aussi…elle réalise que plus elle se délestait et moins ce qui lui restait lui était indispensable: finalement, elle acquiert la solide et profonde conviction que moins on a, plus on est libre et épanoui. Au finish: on a besoin de très peu pour vivre!

Avoir conscience:

- qu’il faut rester sur ses gardes et éviter les pièges du consumérisme, de l’inertie physique et mentale et de la négativite qui nous guettent au moindre relâchement;

- que notre époque est guidée par les sirènes toujours plus voraces de la société de consommation et que face aux dangers dus aux excès et a l’opulence, de plus en plus d’hommes et de femmes souhaitent redécouvrir les joies et les bienfaits d’une vie plus simple et plus naturelle;

- que les excès du matérialisme sont légion dans nos sociétés occidentales: trop de biens, trop de choix, trop de désirs, trop de nourriture qui génèrent le gaspillage et la pollution.

Ce n’est qu’après avoir éliminé tout superflu que de nouvelles perspectives se feront entrevoir et que des fonctions essentielles telles que s’habiller, manger ou dormir prendront une autre dimension bien plus profonde.

Il ne s’agit pas d’atteindre la perfection mais une vie plus riche. L’abondance n’apporte ni la grâce ni l’élégance. Elle détruit l’âme et emprisonne. La simplicité, elle, résout beaucoup de problèmes.

Cessons de posséder et nous aurons plus de temps a consacrer a notre corps et lorsque nous sommes bien dans notre corps, nous pouvons l’oublier et cultiver notre esprit et accéder a une existence pleine de sens…et finalement être plus heureux!

La simplicité, c’est posséder peu pour laisser la voie libre a l’essentiel et a la quintessence des choses, Et puis…la simplicité est belle car elle cache des merveilles.

La plupart d’entre nous voyagent dans la vie avec un bagage important, parfois excessif. Ne devrions-nous pas commencer a réfléchir et a nous demander pourquoi nous sommes tant attaches aux choses?

Nombreux sont ceux qui les richesses matérielles représentent le reflet de leur vie, une preuve qu’ils existent. Ils associent consciemment ou non leur identité et l’image qu’ils ont d’eux-mêmes a ce qu’ils possèdent. Plus ils ont, plus ils se sentent sécurisés et accomplis. Tout devient objet de convoitise: les biens matériels, les bonnes affaires, les œuvres d’art, les connaissances, les idées, les amis, les voyages et même l’ego!

Les gens consomment, acquièrent, accumulent, collectionnent.

Ils “ont” des amis, “possèdent” des relations, “détiennent” diplômes, titres, médailles…ils croulent sous le poids de leurs possessions et oublient ou ne réalisent pas que leur convoitise les transforme en êtres sans vie, parce que assujettis a des envies toujours plus nombreuses.

Bien des choses sont superflues mais nous ne le comprenons qu’au moment ou nous en sommes privés. Nous en usions parce que nous les avions, non parce qu’elles nous étaient nécessaires. Combien achetons-nous d’objets parce que nous les voyons chez les autres?

Notre culture s’accommode mal de ceux qui choisissent de vivre frugalement, car ces derniers représentent un danger pour l’économie et la société de consommation. Ils sont considérés comme des marginaux, des individus inquiétants. Les personnes qui, par choix, vivent modestement, mangent peu, gaspillent peu, cancanent peu ou jamais, sont qualifiées d’avares, d’hypocrites et d’asociales.

L’économie dans l’art de vivre est une philosophie pratique, car vivre avec peu améliore la qualité de la vie.

Nous pouvons tous choisir la richesse de posséder peu. Ce qui compte, c’est d’avoir le courage d’aller jusqu’au bout de nos convictions.

Discipline, netteté et volonté sont les conditions pour vivre avec le strict nécessaire dans des pièces propres et aérées.

Le minimalisme nécessite une discipline et un grand soucis du détail:

- éliminez le plus possible;

- tachez de ne pas vous laissez envahir par les objets et les meubles;

- puis passez a autre chose.

L’idée même d’éliminer ne vous concernera plus. Vos décisions deviendront instinctives, votre style vestimentaire plus élégant, votre maison plus confortable, votre agenda moins rempli. Le bon sens ressurgira et vous verrez la vie avec plus de lucidité. Apprenez a éliminer en douceur mais avec rigueur.

Arrêtez-vous un moment et réfléchissez a tout ce que vous pouvez faire pour avoir une vie plus facile et demandez-vous:

- Qu’est-ce qui complique ma vie?

- Est-ce que ça en vaut la peine?

- Quand suis-je le plus heureux?

- Est-ce que le fait d’avoir est plus important que le fait d’être?

- Jusqu’à quel point puis-je me contenter de peu?

Comment peut-on recevoir si l’on ne fait pas de place d’abord?

N’accordez pas plus d’importance aux choses qu’aux valeurs humaines, qu’a votre labeur, a votre paix, a la beauté, a votre liberté et en général a ce qui est vivant.

Trop de choses nous envahissent, nous emportent et nous détournent de l’essentiel. Notre esprit a son tour devient aussi encombré qu’un grenier plein de vieilleries accumulées avec le temps, qui nous empêchent de bouger et d’aller de l’avant. Accepter la multiplicité et les accumulations mène a la confusion, aux soucis et a la lassitude.

Ce n’est pas nous qui possèdont les choses, ce sont elles qui nous possèdent.

Chacun est libre d’avoir ce qui lui plaît, mais ce qui compte avant tout, c’est l’attitude que l’on a vis a vis des choses, c’est de connaître les limites de ses propres besoins et ce que l’on attend de sa propre vie:

- savoir ce que l’on aimerait lire, les films que l’on voudrait voir, les endroits qui nous apportent une joie profonde…

- refuser de posséder trop, c’est pouvoir apprécier plus pleinement tout ce qui apporte des joies spirituelles, matérielles et intellectuelles;

- jeter ce qui est inutile ou trop usagé ou bien le déposer au pied de votre immeuble avec une pancarte l’offrant a qui en voudra;

- donner ce qui peut servir (livres, vêtements, vaisselle…) aux associations caritatives

- revendre les biens dont on ne se sert pas ou si peu…

En un mot, cessez la compulSion et choisissez le minimalisme, l’art de la simplicité.

Pour en savoir plus:

L’art de la simplicité de Dominique Loreau. Editions Marabout. 5,90 Euros.



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