frayer:
1/ fréquenter: commercer, voisiner, côtoyer, hanter [fig], courir [fig], appartenir à, faire partie, pratiquer, fricoter [fam], voir.
2/ défricher: préparer, ouvrir, déblayer, tracer, indiquer, montrer, établir, entrouvrir, percer.
3/ pondre: se reproduire.
Ce n’est rien de tout cela!
Un “Frayer” avec un grand F, c’est un “Pigeon” (avec un grand P) ou un imbécile (soit quelqu’un qui se trompe deux fois), c’est selon…en tout cas, c’est une proie, une victime potentielle, quelqu’un que l’on pourra berner, dont on pourra abuser ou pour le moins utiliser pour atteindre ses objectifs…a ses dépends!
Ne pas être un “frayer” est un parcours d’obstacles a Sion tant le danger nous guette a chaque coin de rue ou tout simplement des que nous ouvrons la bouche!
Sion est un tout petit pays, de la taille de deux départements français. Vous répartissez ensuite sur sa surface, inégalement comme dans tout pays 5 millions de juifs, qui selon le texte haggadique sont tous “chachamim”, “nevonim” et je rajouterais “yodim et hatrikim”…en gros des gens intelligents, doués et…a qui “on ne peut pas la faire”!
Des “Chachmologues”, c.a.d des stratèges, voila ce que nous sommes tous, petits et grands et dotés de la science infuse qui nous permet d’avoir des jugements clairs, nets et précis sur tous les domaines!
Les origines, les années et les épreuves ont forgé un peuple qui peut se prévaloir d’avoir raison sur tout et qui possède des méthodes d’évaluation infaillibles afin d’implémenter sans effort des actions gagnantes a tous les coups!
Mais alors, qui sont les “frayerim”?
C’est une espèce qui se définit par sa propenSion a faire des erreurs:
- par ignorance ou méconnaissance;
- par manque de connaissance;
- par inadvertance;
- par excès de confiance;
- par manque de méfiance…ou pour quelque autre bonne raison que ce soit!
Les “frayerim” seront l’expression consacrée “lo metim, rak mitchalfim”, c.a.d qu’ils ne meurent jamais, ils changent seulement!
C’est l’image que l’israélien reçoit en pleine figure des son plus jeune age: la hantise d’être un “frayer”/ une’”frayerit”. Savoir les reconnaître pour ne pas en faire partie et pourquoi pas les utiliser a son profit…
Ce vocable de “frayer” est déclinable a l’infini et s’applique a toute activité collective:
- en famille ou chacun prendra bien soin de ne pas en faire plus que l’autre pour ne pas courir le risque de passer pour le “frayer” de service;
- a l’école ou les étiquettes se collent rapidement et ou la hiérarchie dans la classe fait loi. Ainsi la “malkat kita”, littéralement la “chef de classe” fera la pluie et le beau temps entourée par sa cour et ses vassaux…
- a l’armée ou la formule 1-2-3-4 fait mouche:1= one life, 2= too short, 3= three years, 4= for nothing! Deux clans: “les uns et les autres”, il faut savoir lequel choisir!
- en entreprise ou les “ascendants” auront vite fait de mettre les “consentants” sous leurs fourches caudines et les utiliser pour “faire suer le burnous” sans vergogne.
- dans la vie de tous les jours: a la banque, au supermarché, dans les files d’attente, sur les routes et aux feux rouges, on trouve toujours un petit malin pour doubler et vous faire passer après lui et vous faire passer …pour ce que vous n’êtes pas!
En ces temps incertains, les Français (avec un grand “F”) font office de “Frayerim” (avec un aussi grand “F”) et ce pour plusieurs raisons:
1.économiques tout d’abord.
L’Euro fort et la hausse de l’immobilier ces dix dernières années en France ont pour effet conjugué un pouvoir d’achat sans précédent pour les nouveaux olim. Ces derniers qui ont souvent réalisé leurs biens avant de monter a Sion peuvent s’offrir des biens ou/et des services qui leur étaient inaccessibles il y a seulement quelques années de cela…et font figure de gros pigeons bien dodus, qui sont venus avec de grosses valises remplies a ras-bord d’euros…a plumer d’urgence!
Ajoutez a cela:
- une certaine arrogance naturelle vis a vis de la population autochtone;
- un manque de maîtrise de la langue vernaculaire;
- un accent a couper au couteau, reconnaissable entre mille et qui fait monter automatiquement les propositions tarifaires des qu’on le distingue (c.a.d immédiatement!);
- une volonté farouche d’appliquer a la lettre les vieilles recettes de la mère patrie, c.a.d “copier-coller” “ici et maintenant” les paramètres et les solutions de “la-bas” et “d’avant”;
- un comportement péremptoire et une aversion aux conseils d’autrui…
…vous obtenez un mélange détonnant de naïveté agressive qui fait de nos jeunes olim des candidats fort bien préparés a se tromper ou a être trompés, au choix!
2. sociales ensuite:
Le Français n’est pas lobbyiste, c.a.d qu’il ne s’organise pas afin d’obtenir des pouvoirs publics ou des municipalités des avantages ou des prérogatives dues a son nombre ou sa spécificité…ou de son bulletin de vote!
Au contraire, c’est une ethnie “mefuzar oumefurad”, dispersée et divisée. Rien de commun avec les américains et les russes qui ont depuis belle lurette leur groupes d’influence a l’assemblée et auprès des collectivités locales. Sans compter les médias, les “chavre knesset”, les parlementaires et la représentation dans les instances dirigeantes du pays.
3. sociologiques enfin:
Nos compatriotes font une confiance aveugle a leurs frères juifs de Sion. Ils considèrent, souvent a tort, que de vivre sur le même sol les autorise a se débarrasser de tout processus de défense même le plus élémentaire.
Un Français se lève, s’habille et s’en va commencer sa journée les mains dans les poches. Au même moment l’Israélien met ses gants de boxe, se campe sur ses deux jambes et se met en garde…il est alors plus facile de comprendre que l’on se prenne des “droites” ou des “uppercuts” plus que de raison!
“La confiance n’exclue pas le contrôle”, c’est ce que l’on dit dans les affaires et un “double check” avec “arbaa enayim” , soit deux paires d’yeux, n’est pas de trop!
De plus, sous nos latitudes moyennes orientales, la fermeté n’est pas considérée comme un défaut. Quand un “oui” n’est pas toujours un “oui” et un “non” pas toujours un “non”, il est préférable de faire preuve d’assertivite (lire le post éponyme).
Alors, ou est passée la débrouillardise “bleu, blanc, rouge”?
- S’est-elle séparée de la couleur rouge de son drapeau tricolore en voulant s’identifier a tout crin au bleu-blanc du drapeau national?
- Sommes-nous devenus des bas-bleus ou nous laissons-nous prendre pour des bleus?
- N’avons-nous conserve que “le sang bleu des nobles et des fin de races”, celui du retour veineux?
- N’est-il pas temps de faire preuve de sang neuf, artériel, bien rouge et oxygéné?
- Ne sommes-nous que des “cochons de payants” (expression suisse) que l’on saigne car c’est leur destin?
- Avons-nous oublie l’orthographe et au passage que le mot “bon” s’écrit avec un “b” (et pas avec un “c”)?
- Enfin ou est ce coq gaulois, emblème du “pays de notre enfance” et qui ne crie jamais mieux que lorsqu’il a les deux pieds dans la merde (dixit Coluche)?
De grâce mes frères (et non pas mes “frayers”):
- sachons raison garder et faisons preuve d’un peu plus de modestie;
- écoutons les conseils de nos aines (“marbe etza, marbe chochma”);
- ne perdons pas notre bon sens qui ne nous a jamais fait défaut;
- groupons-nous car “l’union fait la force”;
- soyons un exemple, un “kidduch HM” pour les autres ethnies a Sion.
- rejetons nos certitudes et nos schémas antérieurs et intégrons de nouvelles datas “couleur locale” chaque jour;
- sachons prendre le meilleur de ce pays et apportons lui le meilleur de nous-même comme l’ont fait sans compter leurs efforts les pionniers créateurs il y a plus 60 ans de cela;
- cultivons l’indépendance matérielle et la dépendance spirituelle;
- intégrons-nous sans pour autant nous désintégrer!
- Et que le Créateur dans son infinie bonté nous fasse vivre en paix, en prospérité et en fraternité (et non en “frayernité”) a Sion jusqu’à 120 ans / (hors taxes), en bonne santé!
Great Post ! Cela dit, j’aurais attendu de ta part une attitude plus “en lacher prise”… Car la peur de passer pour -ou pire- de devenir un frayer entraine une crispation, nefaste a mon sens… Le sionisme s’est bati sur le contraire: les pionniers qui ont abandonne l’Europe pour les dunes de sable et les marais infestes de moustique en Galilee; les volontaires dans les unites combattantes; etc, etc… Tous ces gens ont fait et font encore des sacrifices: ils auraient pu s’en abstenir s’ils avaient craint de passer pour des frayerim… Alors, a mes yeux, la phobie du “frayer” est une perver’Sion, une illu’Sion et il convient -sans devenir pour autant naif – de s’epanouir en tentant une libera’Sion de ce concept de destruc’Sion (PCC En Forme à …)
Par AX le 26 février 2008
à 9:09
Cher AX,
Tu as encore une fois raison, j’aurais du “lâcher prise”, mais voir les olim français se faire plumer me rend hystero-maboul…d’autant que nous en subissons les dommages collatéraux chaque jour!
J’ai joue ces dernières années en “défense” a la limite de la parano et Attaquer (avec un grand A) a nouveau me procure une joie intense.
Je lutte contre ce phénomène désastreux qu’est la hantise de “passer pour un frayer” tous les jours sans exception (shabbat inclus) que ce soit avec mes enfants, mes amis et surtout moi-même.
Je veux retrouver la spontanéité de faire les choses…pour le plaisir de les faire tout simplement et sans “forecaster” un retour, un profit ou une justific’a Sion.
Sans toutefois parler d’idéal, un vocable qui a été bien trop galvaude, je veux retrouver le plaisir et la satisfaction de mes pensées, mes paroles et mes actions au quotidien.
S’epanouir en travaillant et surtout en se travaillant, c’est l’objectif de notre presence et notre acSion a Sion!
Shavua tov,
Didier
Par didier1 le 26 février 2008
à 1:06
du grand Didier !
Par shmoo le 28 février 2008
à 4:15
Bonjour,
1000 excuses d’avances car mon commentaire n’est pas à la bonne place !
je n’ai pas trouvé de lien contact désolée.
j’ai trouvé l’adresse de votre blog sur imprimeblog.com >>> et j’aurais juste aimé savoir si vous aviez été satisfait parles services de ce site avant de me lancer dans l’aventure …
Merci à vous si vous décidez de prendre le temps de me répondre.
@ bientôt.
julie_bas@orange.fr
Par Julie Bas le 28 février 2008
à 5:29
Chère Julie,
Vous êtes toujours la bienvenue dans cet espace qu’elle qu’en soit la raison.
Concernant Imprimeblog.com, j’ai reçu hier en cadeau par un ami la copie de mon blog imprimée. C’était une surprise et je l’apprécie a sa juste valeur…
Il s’agit d’un livre de 126 pages qui reprend les “teasers”, soit les premières lignes d’accroche de mes cent premiers posts.
C’est bien imprime, le papier est de qualité (il doit y avoir plusieurs options, je suppose) et les illustrations parfaitement reproduite qu’elles soient en N & B ou en couleur.
La couverture est Ok et au finish, le résultat est satisfaisant. Il ne s’agit que d’un exemplaire et je ne m’étais pas préparé pour une quelconque impressSion (correcSions, modificaSions…) Pour un “coup d’essai…c’est un coup de maître!”…mais pour quelqu’un qui prétend publier son blog de façon pro…ce n’est qu’un coup d’essai!
J’en profite pour remercier Ben-Ben pour sa touchante attenSion,
Shabbat shalom,
Didier
Par didier1 le 29 février 2008
à 5:32
Chavoua tov !
Eliyaou ne mentait pas en disant que ton blog est d’un humour ravageur et défoliant .Franchement excellent et instructif.
Mais dans ce post , une omission .
Le francais est sioniste , se faire “pigeonner” en ayant conscience de la chose est un acte de solidarité , comment as-tu pu oublier ce mot ?
Kol touv.
Par joel le 8 mars 2008
à 8:04
Cher Joël,
Je fais suite a ton feedback a un moment très difficile pour le peuple juif…
Quoi qu’il en soit, le vocable de “frayer” poussé a cet extrême est une spécialité typiquement israélienne.
Concernant les rapports entre “frayerisme” et “sionisme”, je ne le vois pas. On peut être religieux, anti-religieux, sioniste ou anti-sioniste et…être et rester “frayer”!
Etre “frayer” n’est pas un must (même si c’est “sugar free”) et je pense qu’il y a d’autres façons d’exprimer son sionisme qu’en se faisant “pigeonner” de manière solidaire!
Certes, il n’est pas non plus écrit dans les “birkot ashachar”:
- “Barouch…shelo assani frayer”
Et a l’expression française:
- On ne peut pas être et avoir été”, la seule exception a la règle est: si “frayer”. On peut être et avoir été “frayer”…
Maintenant, si tu aimes te faire “frayeriser en Eretz Hakodesh” et que ça te procure un sentiment de solidarité vis a vis de ton frère juif, viens vivre ici et tu verras ce sentiment grandir en temps a l’aune de tes expériences Sionistes!
Le temps est a la “hachdout”, la fraternité retrouvée dans ces moments de peine et de doute.
Puisses le mot “frayer” disparaître de notre “lexicon” a tout jamais.
Shavua tov,
Didier
Par didier1 le 9 mars 2008
à 7:25
Sauf ton respect, on s’en moque un peu… Qu’il y ait encore et toujours des frayers a Sion… Des frayers, oui, mais surtout plus aucune frayeur, plus aucune ambulance sirene hurlante, plus de textos sur les sms de zaka anoncant un “ARAN, ARAN” (rashei tevot de Iroua Rav Nifgaim… Un truc pas bon, qui sent la poudre et le sang… Puis les larmes et les prieres…), au coeur de la ville sainte qui nous est si chere… On croit tout normal, on oublie vite les annees de peur et les attentats… On fait des projets d’avenir, on prie arvit de rosh hodesh adar, on se dit que l’on doit etre “marbe besimh’a”, on sort au vent le sourire aux levres, et puis… Et puis, ces sirenes, ces ambulances, des helicopteres dans le ciel de Sion, et des barrages policiers sur ses routes… On comprend, toujours trop tot, que si “liyot besimh’a tamid” est une mitzva, c’est parceque parfois on a pas de quoi…
Par AX le 9 mars 2008
à 8:39
Cher AX,
Je sais que le sujet du “frayerisme” n’est que très mineur en regard de celui du terrorisme…
Je n’ai rien oublié de l’année 2001, date de l’explosion de la seconde intifada ou je travaillais a Londres pendant le semaine et rentrais le shabbat. Et chaque Lundi, je n’osais pas ouvrir mon micro et le site du JPost en anglais de crainte de revoir les mêmes images de bus exploses en boucle avec le “beat” des sirènes en fond musical!
La simcha est un “gène” que l’on porte en soi et qui devient dominant au contact des bonnes personnes et des bonnes situations et récessif avec les mauvaises personnes et dans les mauvaises situations. Ce n’est pas très scientifique, mais c’est comme cela que je le ressens.
J’ai hérité du “gène” de la simcha par ma mère, qui l’avait reçu de la sienne. Cette propension a se réjouir de la plus petite bonne chose et d’essayer de ne pas s’attrister pour la plus mauvaise.
Et j’ai, et ce jusqu’à aujourd’hui, toujours vu ou entendu ma mère expliquer “letova” et transformer ” le zechout” des situations difficiles et parfois incompréhensibles!
Cela relève parfois de la méthode du Dr Coue et de l’autosuggestion, mais ce monde n’est-il pas rempli d’illusions et mensonges?
J’ai quitte mon fils hier soir la gorge nouée, après un “shabbat hagadol” avec toute la famille et la belle famille réunie, en pensant que des ce matin, il risque de se trouver très prés (trop prés?) de l’action…
But “the show must go on”, car il s’agit d’un très long show ou nous ne jouons qu’une petite scène, ou nous ne sommes que des figurants et ou le metteur en scène conduit un scénario qui nous dépasse de très loin.
Que l’on entende que des bonnes nouvelles,
Didier
Par didier1 le 9 mars 2008
à 1:29
Amen Didier !!
C’est plein de bon sens , game zou letova !
ps: penses tu que nous , frayer francais , on se fait arnaquer sur les mitzvot aussi ?
Par joel le 9 mars 2008
à 3:59
Cher Joel,
Il n’y avait rien de personnel dans ma réponse.
Je suis en train d’écrire un post sur la problématique française a Sion qui me prend du temps de reflexSion: “avoir le choix”.J’espère que ça répondra a quelques une de tes questions…
@+,
Didier
Par didier1 le 9 mars 2008
à 4:13
Problématique ? Quelle problématique ..
Vous avez vraiment le temps de vous regardez le nombril en Eretz , il y tant de choses à faire …
J’attend ton prochain post avec délectation .
Et ta prochaine sourate . lolll
Kol Touv.
Par joel le 9 mars 2008
à 5:19
Cher Joël,
Si tu savais comme on a le temps “de se regarder le nombril” a Sion!
En vérité, on ne fait que ca toute la journée (et certaines nuits): ça s’appelle ici “le travail des middots” …et tout y passe (lire “Hakol lakavod”), c’est le “dry cleaning” intégral!
Bienvenue dans le monde de l’introspecSion, de la remise en questSion et de l’amelioraSion…
@ suivre,
Didier
Par didier1 le 19 mars 2008
à 1:01
[...] Le calcul final est donc le suivant, pour habiter dans « les territoires » (et me prendre la tête avec ce c… de moustique qui me tourne autour ou avec les scorpions du jardin) : 540$ au lieu de 450, harnona de 110$, taxes diverses de 160$ et supplément essence de 200$… ça nous fait donc 1010$ pour vivre dans le désert… Je regarde les bédouins voisins d’un autre œil, ces types ont tous les droits, ont tout compris, et j’ai l’impression d’être un frayer… [...]
Par Houmous » Blog Archive » La Yesha, c’est pas donné… le 30 mars 2008
à 7:41
Cher Eliyahu,
A ce tarif la, tu vas finir a Ramot dans un petit cottage “a la kif-kifek”…plus de transports, de scorpions ou de “relous” a supporter a longueur de journée. Plus de justific’a Sion ni de tenSions, rien que du bonheur simple et renouvelé chaque jour!
Bienvenue au club des “repris de justesse”,
@ +,
Didier
Par didier1 le 31 mars 2008
à 4:52