Publié par : didier1 | 25 mars 2008

Purim Meshulash

Cette année, Purim était “meshulash”, triple, soit trois jours de festivités en perspective incluant le shabbat!

Plusieurs explications a cela:

- les habitants des villes non entourées de murailles ont fêté Purim Vendredi dernier (“Mishte” et “Mishloach manot”) et sont rentrés directement de la fête de Purim dans le Shabbat;

- les habitants des villes entourées de murailles, telle Jérusalem, ont fêté Purim Dimanche dernier (“Mishte” et “Mishloach manot”);

- tous les juifs du monde ont écouté la “Meguilat Esther” Jeudi soir et Vendredi matin et ont donné “Matanot Lahevyonim” Vendredi dernier.

Une fête, deux cas de figures et des “shitot” multiples!

Purim, mode d’emploi…

J’habite Ramot depuis bientôt 4 ans (lire “Meshane makom, meshane mazal“) et c’était donc mon troisième Purim dans ce quartier. Mais, comble de bonheur, j’ai appris que Ramot est une “machloket”, ca veut dire en gros que les Rabbanim selon leur obédience, ne sont pas d’accord sur le statut de Ramot:

- Ramot est-il Jérusalem ou non?

- les conséquences sont évidentes (voir ci-dessus dans l’introduction du post) car les jours diffèrent;

- mais dans notre cas, pour être “yotse dechova al kol hadeot”, être quitte de la fête de Purim selon tous les avis, il faut respecter les deux cas de figures et fêter Purim le Vendredi comme si Ramot n’est pas Jérusalem et Dimanche comme si Ramot est Jérusalem avec toutes les mitzvot de Purim (“Mishte”, le festin et “Mishloach manot”, envoyer des repas a deux personnes différentes) a répéter deux fois!

Vous avez compris?

Alors ajouter a cela que certains “machmirim”, pointilleux et zélotes, trouvent le moyen de répéter la manip’ le Shabbat en envoyant les “Mishloach manot” “al yede katan”, soit par l’intermédiaire d’un enfant mineur (pas encore “bar ou bat mitzva), cela en admettant que le “heruv” (le fil qui entoure le quartier, le rendant domaine prive, et qui permet de porter des objets le Shabbat) soit kasher!

Maintenant que vous avez compris que tant qu’il y aura des juifs, il y aura des avis différents et des différents tout court, car le contenu des mitzvot peut changer d’une “shita” a l’autre:

- Boire au “Mishte”, c’est pas simple… il faut, pour être quitte de la mitzva, boire assez pour ne plus reconnaître Mordechai, notre sauveur de Haman, notre persécuteur!

Comme il ne s’agit pas d’une quantité mesurable, c’est sujet a caution;

- Faut-il raison garder?

- Peut-on rouler sous la table sans vergogne?

- Vaut-il mieux dormir que vomir?

Autant d’avis que de fêtards, autant de nuances que d’alcools dans le bar…

De plus cette année, d’après de savants calculs qui s’appuient sur la Kaballa, ce Pourim 2008 est annonciateur de grands mouvements vers la Geula, la delivrance finale.

Ce dont j’avais le plus peur, c’était d’un attentat, avec tous les spectacles en ville et les gens déguisés c’était assez simple pour des individus mal intentionnés de se mêler a la foule pour commettre l’irréparable…mais HM en avait décidé autrement et nous a epargne des décrets qui planaient sur nous ces derniers temps.

Purim précède Pessah d’un mois et il est de tradition d’étudier les “halachot”, les lois de la fête 30 jours avant qu’elle ait lieu. Aussi, il est bon lors du “Mishte” d’aborder un sujet propre a la fête de Pessah. Cette année, j’ai parlé de la “Bdikat chametz”, la recherche des aliments a base de levain dont il faut débarrasser la maison le 13 Nissan a la nuit puis le brûler le lendemain avant la fin de la 5 ème heure…dans un état d’ébriété avancé, mais miraculeusement les mots précédaient ma pensée.

Nous avons donc aborde ce triple Purim avec une motivation toute particulière Jeudi soir dernier. La lecture a traditionnellement lieu dans la maison d’une famille d’australiens qui organisent un repas collectif juste après. Ça commençait fort pour les calories, car après un jeune “on se la saute” et par conséquent on saute sur tout ce qui bouge!

J’ai même appris que selon un avis rabbinique, faire un repas la veille de Purim est une excellente chose, au titre de multiplier les repas, mais ne remplace en aucun cas l’obligation de faire un “Mishte” le jour J.

J’ai a l’issue du repas pris mon premier whisky du week-end prolonge pour “graisser les bielles” et nettoyer “les pipes”, les conduits digestifs par la même occasion. J’allais mieux comprendre ce que boire veut dire…

Le Vendredi soir, nous étions invites chez des canadiens avec qui nous avions passe les deux Purim précédents et qui nous avaient fait l’honneur d’un “four course meal”, un repas compose de 4 plats bien arrosé comme il se doit avec vins blancs et rouges. Mais c’est au dessert que j’ai découvert le whiskey canadien a base de seigle, pur tout d’abord puis mélangé au “red vermouth”, au Martini Rosso pour faire plus rital, pour composer “Le Manhatan”. Après quelques répliques du ce quartier de New York, on ne voit plus “La grosse pomme” du même œil!

J’étais fin prêt le Dimanche en arrivant chez nos amis français pour un barbecue en plein air. On a commence par un petit Golan rouge frais et gouleyant pour supporter la chaleur des braises. Puis on a continue méthodiquement par tout ce que les autres familles avaient amené: Barkan, Coteaux du Tricastin, Golan Cabernet Sauvignon 2004…enfin “du gros rouge qui tache” avec plein d’étiquettes différentes sur les bouteilles…on ne fisait plus vraiment la différence!

J’ai préféré dire mon “dvar torah”, mon commentaire sur la Meguilat Esther au debut des hostilités pour être clair et précis. Ma comme dit mon ami américain le Rav S. “It’s hard to compete with food” et j’ai du batailler ferme pour maintenir l’attenSion de mes ouailles qui luttaient avec les os de leurs grillades…

Après la X ème bouteille, j’ai décidé de faire un somme sur un petit transat qui me tendait ses bras et je suis “tombé dans les bras de Morphee” en moins de temps qu’il ne faut pour le dire…et quand je me suis réveillé, j’étais un brin vaseux et j’ai décidé d’aller “piquer une petite tète” dans la pistoche située au sous-sol de la maison. J’ai dessaoulé rapidement au contact de l’eau froide sur ma peau et je suis ressorti “presque frais comme un gardon! “

Purim meshulash, une triple fiesta en Technicolor!

Une occaSion unique de joindre l’utile a l’agreable et c’est bien connu:

- ce que l’on réalise a Purim avec de la nourriture et de la boisson, c’est plus que ce que l’on peut “reparer” a Kippur (Ki-Purim en arameeen, comme Purim) avec des jeunes,des prières et des supplications.

- les juifs ont accepte la Torah, a Suze en ce jour de délivrance, avec joie contrairement au Mont Sinai ou ils ont été contraints de le faire.

Jour de joie intense et de révélation grâce aux plaisirs de l’existence, on ne peut rever mieux!

Merci HM de nous avoir fait vivre cela “threefold”, a trois reprises a Jérusalem. On attend les miracles et les révélations pendant ce mois de Adar. Ne dit-on pas:

- “En Nissan, ils ont été délivrés (la sortie d’Égypte), en Nissan, ils seront délivrés dans le futur”

HM, nous sommes prêts pour le Grand Final. Fait-nous la primeure de ta délivrance…


Réponses

  1. A Pourim, il existe quelques points : le chant, les
    danses et l’obligation de « s’enivrer à Pourim »- au
    sens littéral, s’enivrer avec du vin. Les chants et les
    danses ne retirent pas cette obligation.
    Chez certains, « s’enivrer à Pourim » s’exprime
    par le fait qu’on aille dormir. On prend un peu
    de vin et ensuite on dort mieux. Puis on dit
    «réjouissez-vous, mes entrailles ! ». On a accompli
    la Mitsva, on a dormi ce jour-là quelques heures
    de plus que d’habitude.
    Chez les Hassidim, on dit « Le’haïm » pour
    endormir le corps et l’âme animale et pour réveiller
    et dévoiler l’âme divine pour qu’elle soit dans une
    situation de « ne pas savoir (la différence) entre
    «maudit soit Haman » et « béni soit Mordé’haï ».
    Dites « Lehaïm » ! Ce n’est pas une plaisanterie,
    c’est une règle du Choul’han Arou’h.
    (Extrait d’une Si’ha du Rabbi de Pourim 5713)

    :-)

  2. Cher Shmoo,

    Il fallait le dire avant!

    J’en tiendrais compte a Purim l’an prochain…mais comme nous aurons déjà reçu le Mashis’ah, nous n’aurons ni le désir, ni la volonté de dormir en sa présence!

    @ffaire @ suivre…

    Ton pote le gitan

  3. … et dire que quand Mashia’h sera la, la seule fete qui restera, sera justement Pourim…
    Pourquoi ? Lehaïm !!!! :-)

  4. …Alors, la vie sera toujours belge!

    On boira des “Mort subite” sans jamais y laisser sa peau!

    Garçon, la même chose svp!

    Lechaim!!

  5. pourim ET hanouka resteront apres machiah.

  6. Comment vas-ut, Pizza Hut?

    En effet Pourim et Hannouka resteront ad aeternam pour notre plus grande joie…

    Je te souhaite un bon shabbat. Débranche la prise, bois un petit coup (c’est agréable!) et chante des nugunim jusqu’à l’euphorie et tout ira bien.

    Fait-Lui confiance, Il ne veut qu’entendre tes prières!

    Kiffe la vie sans moderation,

    Ton pote le gitan


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