Publié par : didier1 | 30 mars 2008

La CNV

Ce post est un digest du livre de Marshall B. Rosenberg:

“Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)”. Introduction a la Communication non violente”.

Aussi, je commence et conclue le texte par des guillemets afin de bien préciser qu’il s’agit de citations de résumés de chapitres et d’utilisation d’exemples tirés des séries d’exercices situés en fin de chapitres.

Dixit:

“La plupart d’entre nous avons été éduqués dans un esprit de compétition, de jugement, d’exigence et de pensée de ce qui est “bon” ou “mauvais”.

Au mieux, ces conditionnements peuvent conduire à une mauvaise compréhension des autres, au pire, ils provoquent colère et frustration, et peuvent conduire à la violence. Une communication de qualité entre soi et les autres est aujourd’hui une des compétences les plus précieuses.

Par un processus en quatre points, Marshall Rosenberg met a notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant, pour améliorer radicalement et rendre vraiment authentique notre relation aux autres.

La communication non-violente (CNV) nous apprend principalement:

- à manifester une compréhension respectueuse à tout message reçu;

- à briser les schémas de pensée qui mènent à la colère et à la déprime;

- à dire ce que nous désirons sans susciter d’hostilité;

-à communiquer en utilisant le pouvoir guérisseur de l’empathie.

Bien plus qu’un processus, c’est un chemin de liberté, de cohérence et de lucidité qui s’offre à nous… La CNV nous aide à renouer avec nous-mêmes comme avec les autres en laissant libre cours à notre bienveillance naturelle. Elle nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous écoutons l’autre en fixant notre attention sur quatre éléments:

- l’observation d’une situation;

- les sentiments qu’éveille cette situation;

- les besoins qui sont liés à ces sentiments;

- ce que nous pourrions demander concrètement pour satisfaire nos besoins.

La CNV suscite qualité d’écoute, respect et empathie, et fait naître un courant de générosité réciproque.

Certaines personnes utilisent la CNV pour mieux cerner leurs propres besoins, d’autres pour approfondir une relation de couple, établir des relations professionnelles efficaces ou gérer des situations politiques. Dans de nombreux pays, des individus y ont recours pour dénouer toutes sortes de différends et de conflits.

Il est dans notre nature d’aimer donner et recevoir du fond du cœur. Nous avons cependant appris plusieurs formes de “langage aliénant” qui nous conduisent à nous exprimer ou à nous comporter de manière blessante vis à vis des autres et de nous-mêmes.

L’une de ces formes de communication aliénante consiste a utiliser des jugements moralisants qui impliquent que ceux dont le comportement ne correspond pas à nos valeurs ont tort ou sont mauvais.

Une autre repose sur les comparaisons qui peuvent entraver la bienveillance envers nous-mêmes comme à l’égard d’autrui.

La communication aliénante nous empêche aussi de prendre pleinement conscience que chacun est responsable de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes.

Une autre caractéristique de ce type de communication consiste a communiquer ses désirs sous formes d’exigences.

1. La première composante de la CNV consiste a bien séparer l’observation de l’évaluation. Quand nous mélangeons observation et évaluation, notre interlocuteur risque d’entendre une critique et de résister à ce que nous disons. La CNV est un langage dynamique qui déconseille les généralisations figées et les remplace par des observations circonstanciées.

Par exemple, on dira plus volontiers: – “En vingt matchs, je n’ai pas vu Jacques marquer un seul but” que: – “Jacques est un mauvais footballeur”.

2. La deuxième composante de la CNV consiste a exprimer nos sentiments. En développant un vocabulaire affectif qui nous permet de décrire clairement et précisément nos émotions, nous pouvons établir plus facilement un lien avec les autres. Montrer notre vulnérabilité en exprimant nos sentiments peut contribuer a résoudre des conflits.

Par exemple, on dira plus volontiers: – “Je me sens triste” ou “Je suis très malheureux” pour exprimer un sentiment plutôt que: – “J’ai le sentiment que tu ne m’aimes pas”, qui ne dit pas les sentiments de la personne qui parle, mais décrit ceux qu’elle attribue a l’autre. Contrairement aux apparences, l’expression “J’ai le sentiment que…” exprime rarement un sentiment. Enfin, la CNV distingue les sentiments réels des mots décrivant des pensées, des jugements et des interprétations.

3. La troisième composante de la CNV consiste à identifier les besoins dont découlent nos sentiments. Les actes et les paroles des autres peuvent être des facteurs déclenchants, mais jamais la cause de nos sentiments. Face a un message négatif, nous pouvons choisir de réagir de quatre façons: – nous juger fautif; – rejeter la faute sur les autres; – identifier nos propres sentiments et besoins; – identifier les sentiments et les besoins qui se cachent derrière le message négatif de l’autre.

Par exemple, au lieu de dire: – “Tu m’exaspères quand tu laisses des documents de l’entreprise par terre dans la salle de conférences” dont les mots ne révèlent ni les besoins ni les pensées qui sont à l’origine de ses sentiments, on dira plus volontiers: – “Je suis irrité quand tu laisses les documents de l’entreprise par terre dans la salle de conférences, parce que je veux que nos documents soient bien rangés et accessibles”.

Les jugements, critiques, diagnostics et interprétations portant sur les autres sont autant d’expressions détournées de nos propres besoins et valeurs. Lorsque l’autre entend une critique, il q tendance à mettre toute son énergie à se défendre ou à contre-attaquer.

Mieux nous parvenons à associer nos sentiments à nos besoins, mieux l’autre peut y répondre avec empathie. Dans un monde ou nous sommes sévèrement jugés lorsque nous nous identifions et révélons nos besoins, cette démarche peut faire peur, surtout aux femmes, qui sont habituéesà ignorer leurs propres besoins pour se consacrer aux autres.

En apprenant a assumer la responsabilité de nos sentiments, nous passons généralement par trois phases:

- l’esclavage affectif, ou nous nous croyons responsables des sentiments des autres;

- la phase exécrable, ou nous nous refusons d’admettre que les sentiments et les besoins des autres nous importent;

- la libération affective, ou nous assumons nos propres sentiments mais pas ceux des autres, tout en sachant que nous ne pouvons jamais satisfaire nos propres besoins au détriment de l’autre.

4. La quatrième composante de la CNV attire notre attention sur ce qui enrichit notre vie et celle des autres, et nous invite a formuler mutuellement des demandes claires. Nous nous efforçons d’éviter les formulations imprécises, ambiguës ou abstraites et d’utiliser un langage d’action positif en déclarant ce que nous demandons plutôt que ce que nous ne demandons pas.

Par exemple, au lieu de dire: – “Je veux que tu me comprennes” dont les mots n’expriment pas clairement une demande d’action concrète, on dira plus volontiers: – “J’aimerais que tu me répètes ce que tu m’as entendu dire”.

Plus nous exprimons avec précision ce que nous voulons, plus nous avons une chance de l’obtenir. Dans la mesure ou le message que nous émettons ne coïncide pas toujours avec celui qui est reçu, nous pouvons apprendre des moyens pour savoir si notre message a été correctement entendu.

Lorsque nous nous adressons a un groupe, soyons particulièrement attentifs a indiquer la nature précise de la réaction que nous souhaitons. Sans quoi, nous risquons de lancer des conversations improductives, qui font perdre beaucoup de temps au groupe.

Les demandes sont perçues comme des exigences lorsque leur destinataire est convaincu qu’il sera critiqué ou puni s’il n’obtempère pas. Nous pouvons aider nos interlocuteurs a croire que nous exprimons bel et bien une demande et non une exigence en précisant que nous apprécieront qu’ils cèdent a nos désirs que s’ils y sont vraiment disposés.

L’objectif de la CNV n’est pas de changer les autres et leurs comportements afin d’obtenir ce que nous voulons mais il est d’obtenir des relations fondées sur la sincérité et l’empathie qui, au bout du compte, satisferont les besoins de chacun.

Pour en savoir plus:

“Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)”. Introduction a la “Communication non violente” de Marshall B. Rosenberg. Editions La Découverte. 259 pages. 16 Euros.


Réponses

  1. J’aimerai que tu prennes conscience de la créativité et du cheminement de pensée de M.B. ROSENBERG .

    ou

    C’ est un copié/colé de m….e , tu nous as habitué à mieux ! ! !

    l’exemple est bon ? lolll

  2. Cher Joël,

    Ce livre est un de ceux qui m’ont le plus “marque” en développement personnel tellement le message est simple, fort et juste.

    Comme d’autres méthodes, la CNV demande du temps et des efforts pour être utilisée avec maîtrise et efficacité…et je n’en suis pas encore a ce niveau.

    C’est pour cette raison que je n’ai pas trouve utile ni de paraphraser ni de diluer la pensée de M.B. Rosenberg. Aussi, j’ai utilise ses résumés et certains des exemples qu’il utilise dans ses séries d’exercices en fin de chaque chapitre.

    Je ne revendique pas la paternité du texte. Je considère que le langage est clair et qu’il permet au lecteur du blog d’avoir un digest du livre, qui lui-même n’est que le “guide-line” d’une mise en pratique quotidienne obligatoire.

    Je suis admiratif devant un tel génie: celui d’exprimer dans des mots simples des concepts novateurs voire révolutionnaires qui peuvent changer la qualité nos vies du tout au tout.

    Alors, pourquoi changer “une équipe qui gagne’?

    Le mieux n’est-il pas l’ennemi du bien?

    Toutefois et pour qu’il n’y ai pas de “mekar taout”, de tromperie sur le marchandise, je m’en vais modifier le début du post en précisant qu’il s’agit d’un digest du livre et non d’une libre adaptation de ma part.

    Merci pour cette préciSion qui était nécessaire.

    Bonne nuit,

    Didier

  3. “Pour être des parents acceptables” est un bouquin traduit de l’américain qui est fortement inspiré de cette méthode… Plus facile à lire qu’à intégrer pour le réaliser…
    Merci pour tous ces sujets intéressants…

  4. Didier , je n’avais aucune pensée hostile et ta démarche était plus que claire.
    La C.N.V est en harmonie avec la hala ‘ha juive , respect , non-agressivité, humiltié et non agresSION, intimidasSion , humiliasSion .
    Ce Marshall était-il juif ?
    Ta réponse en ce 1er Avril est claire , tu as commencé à mettre en pratique ces leçons comportementales !
    Kol touv .

  5. Cher AX,

    Ce livre a été offert a mon épouse il y a plus d’un an. Je l’ai royalement ignore trouvant le titre imbuvable et très peu “vendeur”.

    Même lire ce livre m’a pris beaucoup de temps…alors que je suis un “tolaat sfarim”. J’ai commence trois fois jusqu’à la page 50. Puis a petite dose jusqu’à la fin.

    Pourquoi?

    A mon avis, parce que j’étais intrinsèquement réfractaire a cette démarche, la trouvant trop simpliste ou trop irrealiste.

    Donc pendant des mois, j’ai butiné, tourné autour et lu quelques dizaines de bouquins entre temps. mais j’etais en impregnaSion, je reflechissais sur la “sugya” en attendant de bien maturer tout cela avant d’en parler.

    J’ai même testé en famille, en couple, au travail at au Bet Midrash certaines tournures, re-formulations et expressions nouvelles avec un certain succès, ce qui m’a encouragé a en parler sur le blog.

    L’auteur lui même dit a plusieurs reprises que même en enseignant la CNV, il avait eu le plus grand mal a la recycler dans son quotidien et s’était a plusieurs reprises “mordu les doigts” de renouveler les mêmes erreurs pourtant analysées et corrigées!

    Ne dit-on pas que quelqu’un qui change une de ses mauvaises middot a plus de mérite que s’il avait appris le Shass en entier?

    CQFD.

    @ffaire @ suivre…de très près, car il y a une suite de ce post sur l’empathie.

    Cela vous ferait-il plaisir?

  6. Cher Joel,

    Merci de ton feedback. Même si quelques fois les mots nous choquent, c’est qu’ils bougent en nous des “choses qui fâchent”.

    Mais dans ce cas, je n’ai pas pris mal la chose, bien au contraire car j’étais “shalem”, entier avec la démarche et intimement persuadé que changer le texte ne ferait qu’entraver la démarche pédagogique deja fort complexe a intégrer.

    Mon propos dans ce blog, comme dans ma vie d’ailleurs est de faciliter les process, les rendre accessibles au plus grand nombre et faire partager aux autres ce que je vis et découvre au quotidien.

    Alors narcissisme, ou exhibitionnisme pseudo- intello-religieux?

    Ou peut-être tout simplement désir de partager les bonnes (et les moins bonnes) choses de la vie entre nous selon le dicton “Kol israel arevim ze la ze”.

    @ +,

    Didier

  7. Didier , je te remercie pour tant de patience .

    C’est un véritable bonheur d’apprendre de quelqu’un ayant ton expérience et ton cheminement .

    Je prendrais, dorénavant ,plus de temps à te lire et je réfléchirai bien avant de poster.

    Merci.

  8. Cher Joël,

    Je suis très content que le contenu des posts soit attractif.

    Certes, j’ecris trop et trop long (en moyenne entre 1000 et 1500 mots), mais je considère que si l’on veut transmettre du contenu, il me faut investir du temps pour écrire (c’est la raison pour laquelle j’écris moins) et cela demande en contrepartie du temps pour me lire, ce qui est de nos jours de l’ordre de l’investissement…

    N’hésite pas a exprimer tes sentiments sans te censurer aucunement. Un blog est un espace d’échange et pas un “salon politically correct” ou la langue de bois règne en maître!

    A plus tard,

    Didier

  9. Perso, je préfererais le rythme d’un blog par jour ou tous les deux jours… et pourquoi jamais de politique ?…

  10. Cher AX,

    Voici l’alternative:

    - Moins de contenu (maximum 500 mots) et plus souvent, quitte a découper un long post en plusieurs morceaux (2 voire trois, si très long);

    - Même format mais plus “fouillé” (avec liens hypertextes, photos ou vidéos, références, inclusion d’autres textes d’autres blogs…).

    - “La réponse D”

    Faites vos jeux, rien ne bat plus…les œufs sont frais!

  11. Didier ,
    n’hésites pas , prends conseil auprés d’Eliyahou , il connait ce dossier parfaitement ! !

  12. Le processus de la CNV a été développé par le Dr. Marshall Rosenberg, psychologue clinicien américain. Fils d’émigrants juifs ayant grandi dans un quartier turbulent et anti-sémite de Detroit (Etats-Unis), Marshall Rosenberg s’est intéressé très tôt à la résolution des conflits et à de nouvelles formes de communication, alternative pacifique à la violence croissante dont il était témoin.

    Thomas Gordon aussi a publié des trucs intéressants dans ce sens
    http://www.edhomme.com/showAuthors.asp?CodeAuteur=GORD1014

    Bonne journée, Hélène

  13. Chère Hélène,

    Merci pour votre feedback.

    C’est exact, Marshall B.Rosenberg a souvent fait le “coup de poing” dans sa jeunesse et sait parfaitement ce que la violence veut dire au quotidien.

    C’est ce qui l’a incite a changer de méthode en réalisant que la violence ne se traite pas par la violence!

    Merci de votre référence sur Thomas Gordon. L’objet d’un futur post?

    Bienvenue sur En forme a Sion,

    Didier

  14. bonsoir
    je suis tres heureuse de decouvrir des juifs qui s interessent a cette methode et qui la partage “.halahiquement”.une des difficultes que j ai pour la mettre en pratique est de rester en empathie avec l interlocuteur, sans apporter ni jugement ni conseil, se detacher des” il faut “et des “je devrail” et d avoir assez d empathie pour soit meme afin ne pas etre affectivement touchee .j ai besoin d entrainement et de mise en pratique .j ai ete a un module de formation donne par les representants en cnv que j ai beaucoup aime, tres riche en emotion; cependant ces ateliers m amene a me reveler face a moi meme et face au groupe de travail constitue chacun avec ses motivations personnelles ; je me sentirai tellement plus a l aise si c etait fait dans un milieu juif pour me permettre d aborder des problemes plus specifiques a notre monde :a un moment donne retenue par un probleme identitaire j ai ete amenee a etre spectateur du groupe et ne plus etre actif . j ai des amies religieuses qui seraient motivees d apprendre aussi .pouvez vous me dire si vous connaissez des ateliers pratique en CNV de formations dans le milieu juif,?
    en vous remerciant pour l aide apportee
    odile

  15. Chere Odile,

    Je suis arrive “naturellement” a la CNV a la suite d’une thérapie, a deux reprises, sur la gestion de ma colère “en adulte”.

    Ayant subi les affres d’un père très coléreux, j’ai hérité d’une “patate chaude” et explosive dont j’ai le plus grand mal a me debarasser…

    Je suis d’accord avec toi lorsque tu parles de “problème identitaire” lors d’une thérapie.

    Le premier thérapeute, il y a plus de vingt ans en France, n’était pas juif et il est exact que mon travail n’a pas intégré toute la dimension juive de ma personnalité.

    Le second, plus récemment a Sion, l’était et la psy fait alors corps avec notre code de lois: la Torah et ses commandements.

    Je ne suis pas spécialiste de cette méthode (lire mes réponses aux commentaires de ce post) et je vais la mettre en pratique avec ce thérapeute a l’aide d’exercices et de jeux de rôles.

    Si par bonheur j’arrivais a m’imprégner profondément de cette “hygiène de vie” qu’est la CNV, j’aimerais beaucoup en faire profiter les autres…mais ca, c’est une autre histoire!

    Bienvenue sur En forme a Sion,

    Didier

  16. Cher Didier ,
    ton post sur la C.N.V est extraordinaire pour l’avoir relu à maintes reprises .
    Ne reprend -t-il pas un ensemble de règles de vie qui nous sont enseignés par la Hala’ha ou à défaut transmises par nos parents et qui font partie intégrante de notre vie et de nos rituels juifs ?
    Notre Rav nous dit :appliquez parfaitement ” tu aimeras ton prochain…..” , simple en théorie , difficile en pratique .
    La C.N.V ne s’adresse-t-elle pas aux” juifs laîques” ,sans jugement aucun ?
    La C.N.V n’est pas un succédané à la Hala’ha ?
    Dernière question, que peut apporter une thérapie à une personne qui a la Emouna ?

  17. Cher Joël,

    Merci pour les fleurs! J’adore les fleurs…

    Je vais essayer de répondre a tes questions “kemetav yecholti”, du mieux que je le peux:

    1/ “Afoch ba, ve afoch ba, le koula ba”: tourne-la et retourne-la, tout y est…il s’agit de la Torah bien sur, pas de la CNV!

    2/ “Shma beni moussar avicha, ve al titosh torat imecha”: écoutes mon fils la morale de ton père et
    suis a la lettre la “torah” (enseignement) de ta mère…ce que l’on apprend de nos parents biologiques reste grave en nous pour la vie dans ce monde, ce que l’on apprend de nos “pères spirituels”, nos rabbins et par extension nos patriarches reste grave dans ce monde et dans le monde futur!

    3/ “Daber mouat ve osse arbe”: parle peu et agit beaucoup…ce n’est pas de “dire ce que l’on va faire qui est difficile, mais de faire ce que l’on a dit!”

    4/ Il n’y a pas de “juifs laïques”, ni de “juifs religieux”, mais des juifs qui sont tous inclus dans le Klal (entité) Israël…le mot “tzibour” n’est-il pas la réunion des premières lettres de “tzadikim, benoniyim et reshayim”, les justes, les “moyens” et les mécréants! Et il faut un tzibour pour prier…

    5/ La CNV ne peut pas se comparer a la Halacha qui est d’essence divine: “Ilou ve ilou divre elokim chayim”, tous deux prononcent les paroles du D. vivant! C’est ce que l’on dit lorsque qu’il y a une “machloket” dans la Gemara et qu’on attend Eliahou anavi pour la trancher!

    La CNV est un mode d’expression que n’aurait certainement pas renie Aaron Hacoen qui etait “Hoev shalom ve rodef shalom”, qui aimait le shalom et le poursuivais! Mais elle reste d’essence humaine et elle est imparfaite par définition a l’usage de gens imparfaits…

    6/ Quelqu’un qui a la Emouna peut avoir besoin de thérapie car la Torah nous demande: “Venishmechem meod lenafshotechem”, vous prendrez grand soin de votre corps (votre santé).

    Une personne qui a des problemes de communication avec autrui est en “sakana, en danger a tous les sens du terme:

    - il peut s’exclure du Klal et par extension de sa famille, son couple, son travail…

    - il peut générer des maladies “psycho-somatiques”, qui finissent par dégénérer en véritables maladies (lis le post “Tetes blanches, tetes noires”, tu comprendras mieux ce que je veux dire.

    Il est sur que celui qui a une “Emouna shlema”, une confiance totale en HM (et ces gens la sont très rares) n’a pas besoin des autres (dans le sens de la dépendance). Il ne dépend que d’HM et en général n’a pas a apprendre la CNV, car il en fait sans le savoir comme Mr Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir (”Le bourgeois gentilhomme ” de Molière)

    A bientôt,

    Didier

  18. Il n’y a pas de fleurs dans mon commentaire !

    Je vais relire ton pas , relire ta réponse qui ne me satisfait pas pleinement.

    Je suis un client difficile , j’en veux pour mon argent ;-)

  19. Joel,

    A/ “La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a…”

    B/ Les juifs sont les clients les plus difficiles, je le savais en créant ce blog!

    C/ “La maison ne recule devant aucun sacrifice”

    D/ La repose D!

    @+,

    Didier

  20. D/ La réponse D!


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