Publié par : didier1 | 9 avril 2008

Empathie, CNV suite…et fin!

L’empathie (du grec ancien εμ, dans, à l’intérieur et πάθoς, souffrance, ce qu’on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d’une autre personne, sans les ressentir lui-même.

Dans les sciences humaines, l’empathie désigne une attitude envers autrui caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle des ressentis de l’autre. Excluant particulièrement tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral.

L’empathie se différencie de la contagion émotionnelle dans laquelle une personne éprouve le même état affectif qu’une autre sans conserver la distance qu’on observe dans l’empathie. Les théories modernes distinguent aussi l’empathie de la sympathie qui consiste aussi à comprendre les affections d’une autre personne mais qui comporte en plus une dimension affective : alors que l’empathie repose sur une capacité d’imagination, la sympathie repose plus sur la proximité affective avec celui ou celle qui en est l’objet. Certains chercheurs préfèrent parler d’empathie cognitive pour insister sur le fait que l’empathie repose sur un mécanisme cognitif neutre sans lien avec la relation qu’on entretient avec la personne qui en est l’objet.

De nombreuses définitions sont proposées pour l’empathie, souvent confondue avec la sympathie. L’empathie implique un processus de recul intellectuel qui vise la compréhension des états émotionnels des autres, tandis que la sympathie est un comportement réflexe, de type réactif.

Cette notion a fait l’objet de nombreuses réflexions de la part de théoriciens et praticiens de la relation : Carl Rogers, qui la met en application avec l’écoute dite bienveillante (ou écoute active) et de certains de ses élèves, tels Thomas Gordon, Marshall Rosenberg

(Wikipedia, l’encyclopédie libre)

“L’empathie est une compréhension empreinte de respect de ce que les autres vivent.

Au lieu de proposer de l’empathie, nous avons souvent tendance a donner des conseils, a réconforter, a donner notre avis ou a exposer notre sentiment.

L’empathie en revanche exige que nous fassions le vide dans notre esprit et que nous écoutions l’autre de tout notre être…”

DIXIT:

“Recevoir avec empathie

En CNV, quels que soient les mots choisis par l’autre pour s’exprimer, nous écoutons simplement ses observations, ses sentiments, ses besoins et ce qu’il demande. Nous pouvons alors choisir de paraphraser ses paroles, en disant ce que nous avons compris. Nous maintenons l’empathie en lui laissant une chance de s’exprimer pleinement avant de porter notre attention sur la recherche de solutions ou sur sa demande de réconfort.

Nous avons besoin de faire nous-mêmes “le plein” d’empathie pour pouvoir en donner aux autres.

Lorsque nous sommes sur la défensive ou incapables d’empathie, nous avons besoin:

- soit de nous arrêter pour respirer et faire d’urgence un retour sur nous-mêmes;

- soit de “hurler en CNV”, c.a.d d’exprimer avec force ce qui est en nous, en appliquant les principes de la CNV (lire le post éponyme);

- soit encore de nous retirer pour nous donner le temps de la réflexion.

Le pouvoir de l’empathie

Développer notre capacité a être empathiques nous permet de demeurer sincères, vulnérables, de désamorcer les risques de violence, d’entendre un refus sans y voir un rejet, de redonner vie a une conversation, et même d’entendre les sentiments et besoins exprimés par un silence.

On parvient souvent a dépasser les effets paralysants de la douleur psychologique lorsqu’on entretient un lien assez fort avec quelqu’un qui peut nous entendre avec empathie.

Relions-nous a nous mêmes avec bienveillance

C’est peut-être dans la manière dont nous nous traitons nous-mêmes que la CNV joue son rôle le plus important. Lorsque nous commettons des erreurs, nous pouvons utiliser le processus du “deuil en CNV” ou du pardon pour apprendre a grandir, au lieu de nous emprisonner dans des jugements moralisateurs envers nous-mêmes.

Si nous évaluons notre comportement sous l’angle de nos besoins insatisfaits, ce n’est pas la honte, la culpabilité, la colère ou la dépression qui nous pousse au changement, mais l’authentique désir de contribuer a notre bien-être et a celui des autres.

Nous cultivons également la compassion envers nous-mêmes en faisant le choix conscient, chaque jour de notre vie, d’agir uniquement au service de nos propres besoins et valeurs plutôt que par devoir, pour obtenir une récompense extrinsèque ou pour échapper a la honte, a la culpabilité et a la sanction.

En revoyant toutes les choses que nous nous obligeons a faire sans la moindre joie, et en traduisant les “je dois” en “je choisis de”, nous découvrons davantage de jeu et d’intégrité dans notre vie.

Exprimer pleinement la colère

Critiquer et punir les autres sont autant d’expressions superficielles de la colère.

Si nous souhaitons exprimer pleinement la colère, le premier pas est de décharger l’autre de toute responsabilité, afin de porter notre entière attention sur nos propres sentiments et besoins. Nous avons bien plus de chance d’obtenir ce que nous souhaitons en exprimant nos besoins qu’en jugeant, critiquant ou punissant l’autre.

L’expression de la colère se fait en quatre temps:

1/ marquer une pause et respirer profondément

2/ identifier les jugements qui nous viennent a l’esprit

3/ prendre conscience de nos besoins et

4/ exprimer nos besoins inassouvis.

Il se peut que, entre les étapes 2/ et 3/, nous choisissons de témoigner de l’empathie a l’autre pour lui permettre de mieux nous écouter lorsque nous exprimons notre demande 4/.

Il est nécessaire de prendre son temps pour apprendre le processus de la CNV, et aussi pour l’appliquer.

L’usage de la force dans un but de protection

Dans les situations qui ne laissent aucune place a la communication; en cas de danger imminent par exemple; nous pouvons parfois être amenés a employer la force dans un but de protection.

L’intention est alors d’éviter les dommages corporels ou les injustices, jamais d’amener les individus a souffrir, a se repentir ou a changer.

L’usage répressif de la force tend a générer de l’hostilité et a renforcer la résistance au comportement que l’on cherche a susciter.

La punition entame la sincérité des rapports et l’estime de soi, et concentre notre attention sur les conséquences de l’acte en faisant oublier l’intention première.

Les reproches et le punition ne suscitent pas les motivations que nous aimerions inspirer a l’autre.

Se libérer et accompagner les autres

La CNV favorise une nouvelle relation a nous-mêmes en nous aidant a traduire nos pensées négatives en sentiments et besoins. Notre capacité a identifier nos propres sentiments et besoins, et a les considérer avec empathie peut nous affranchir de la dépression.

Nous nous rendons alors compte que, en toutes circonstances, nous avons toujours un choix.

En nous apprenant a nous concentrer sur ce qui nous tient a cœur plutôt que sur nos défaillances ou celles des autres, la CNV nous donne les moyens et la clarté nécessaires pour entretenir un état d’esprit plus serein.

Enfin, les professionnels du conseil psychologique ou de la psychothérapie peuvent également utiliser la CNV pour établir une relation authentique et réciproque avec leurs patients.

Exprimer sa reconnaissance en CNV

Les compliments convenus prennent souvent la forme de jugements, aussi favorables soient-ils, et sont parfois prononcés pour influencer le comportement d’autrui.

La CNV invite a faire part de ce qu’on apprécie, juste pour le plaisir.

Nous énonçons:

1/ l’action qui a contribue a notre bien-être

2/ le besoin particulier que nous éprouvions et qui a été satisfait et

3/ le sentiment de contentement né de cette satisfaction.

Lorsque nous recevons un remerciement de cette façon, nous pouvons l’accueillir sans éprouver de sentiment de supériorité et sans fausse modestie, en nous réjouissant avec la personne qui offre sa reconnaissance.”

Pour en savoir plus:

Marshall B. Rosenberg. “Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)”. Editions La Découverte. 16 Euros.


Réponses

  1. “le sentiment de contentement né de cette satisfaction”

    Ouais!! je suis content de t’informer que je viens d’etre informé par Alapage.com que le bouquin que je t’ais promis (praga magica” vient de t’etre expédié par colissimo a ton adresse..

    préviens moi sur ce fil dés que tu l’auras reçu

    amitiés

  2. Cher Rambo,

    Tu es super gentil et ton attention me touche beaucoup…ca va nous replonger dans notre escapade romantique comme dans un roman de Musso!

    J’espère que la CNV t’a plu. En tout cas, tu fais preuve d’empathie envers ton prochain (moi-meme en particulier) assez peu commune…

    Bravo!

    @+,

    Didier

  3. C’est un plaisir de lire et relire ce post.

    Mon insastifaction ,qui était un peu légitime, vient d’être comblée par ce complément d’informations nécessaire.

    Avais-tu ce besoin de parfaire ce que tu avais entamer ?
    Aprés l’avoir lu déjà plusieurs fois , il ne me reste qu’à “digérer ” ces informations ,indispensable avant une mise en application .

    Une question essentielle me revient invariablement :
    Tout dans les écrits de Rosenberg tend à faire de l’homme un être violent et à reguler nos rapports,Hachem n’a-t-il pas fait l’homme à son image ?

    Chabat Shalom Didier

  4. Cher Joel,

    En effet, je ressentais le besoin de compléter la CNV #1 car il n’était la-bas que question des quatres grands points de base.

    La CNV prend du temps, je l’ai mentionne au milieu du post en caractères gras:

    - “Il est nécessaire de prendre son temps pour apprendre le processus de la CNV, et aussi pour l’appliquer.”

    Quand a la violence, elle n’est pas l’image de la creation d’HM, bien au contraire:

    - D… n’est que “Bien” absolu (j’évite l’emploi du mot amour qui peut rappeler un discours chrétien qui peut etre sujet a caution);

    - Même le “Mal” est une émanation de D…donc du “Bien” et notre travail ici-bas consiste en la “hachzarat hara le tov”, transformer le “Mal” en “Bien” (Ramhal dans “Dahat Outvounot”, les voies de la direction divine, du Rav Mordechai Chriki aux Editions Ramhal);

    - L’homme détourne et déforme a son profit égoïste et immédiat la pensée créatrice et se l’approprie en en faisant “sa” règle de “son “jeu…mais les voies d’HM sont impénétrables et “rabot machashavot belev ish, veatsat HM y takoum”, le coeur de l’homme fourmille de projets, mais seul HM decide de leur realisation.

    Pessah cacher ve sameach,

    Didier


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