Publié par : didier1 | 7 octobre 2008
Turbulences par Michael Schwarz
L’actuelle crise financière dite des “subprimes” atteint jour après jour une ampleur encore jamais entrevue. Les effets avérés de ce séisme sont, de toute évidence, dévastateurs mais
à ceux-ci vient s’ajouter la terrible incertitude de l’ignorance avouée des “experts” quant
à l’ampleur finale de ce désastre.
De fins esprits ne manquent d’ailleurs pas de comparer cette situation avec la grande dépression de 1929, mais au-delà d’évidentes similitudes avec cette crise, il semble utile de rappeler que le monde de 2008 n’a quasiment plus rien à voir avec celui de 1929.
Tout a changé : le paysage social, l’environnement géopolitique, la mondialisation des échanges, de la finance… sans parler des outils informatiques ou d’ingénierie financière qui, conjugués, entraînent des effets de levier et des dégâts collatéraux que l’on a peine à conceptualiser, faute de modèle disponible.
Vouloir mettre en regard ces deux chocs financiers reviendrait à comparer une rixe à l’arme blanche à une guerre thermonucléaire globale.
Qui aujourd’hui aurait l’outrecuidance de prétendre évaluer ou même de décrire l’ampleur des inévitables radiations financières qui toucheront nos économies dans les prochaines années ?
Personne n’oserait s’y risquer !
Il existe cependant, à mon sens, au moins un terrible point commun entre ces deux chocs : le désespoir économique et la détresse morale qui en découleront inévitablement. Ces maux ont naguère progressivement conduit le monde de 1929 vers la seconde guerre mondiale et son cortège d’idéologies nauséabondes.
Et si personne n’est individuellement responsable de ce tsunami financier, il faudra bien trouver des coupables. Or avec des ingrédients et des raccourcis aussi explosifs que New-York, les banques et la finance mondiale, les mot “juifs” et “coupables” commencent à apparaître insidieusement en filigrane d’un empire américain à bout de souffle.
Moralis’ a Sion et assainissement de la planète finance constitueraient alors la meilleure réponse à un autre scénario dramatique mais, hélas, ô combien plus simple : la chasse au bouc émissaire et sa mise à mort… d’une manière ou d’une autre.
M’en fous!
j’suis interdit de chèquier
Par Rambo Mitaine le 21 octobre 2008
à 5:02